FicX 2014 – Le compte-rendu.

Arrivé peu après treize heures au palais Brongniart, sur la superbe place de la bourse. Premières bonnes impressions dès la sortie du parking ! De plus, le temps était bel et bien là, le 1er jour d’été a été marqué par un soleil bien présent, et une température agréable.

L’accueil est soigné, nous sommes bien gérés dès l’entrée, les couteliers sont bien identifiés par un plan donné avec le pass – j’ai eu la chance et l’honneur d’avoir été invité en avant-première par David Breniere (A noter que le prix de l’entrée était de 15€, ce qui très abordable au vu de la salle et de la qualité générale) que je remercie encore – , et à l’intérieur, on sent la rigueur apporté au salon: les espaces entre les tables sont suffisants pour passer entre les allées, et nous laisse aussi de la place, pour discuter avec les artisans et bien voir les tables plus ou moins pleines.

Pour un premier salon Haut de Gamme sur Paris, les organisateurs ont fait fort ! La salle est juste magnifique, haute et aérée. Les peintures aux plafonds nous regardent de leur candeur.

Il y a même un coin buvette, spacieux, avec tables et tabourets/fauteuils, qui permettent de boire un coup entre passionnés pour faire le compte rendu à chaud du salon dans un environnement cosy et très abordable au niveau tarif.
Peu de temps après être entré, j’ai été convié à un déjeuner entre couteliers présents (mais n’exposant pas). Nous voilà donc dans un bistrot parisien à deux pas de la place de la Bourse, et j’étais plutôt bien placé: Henri Viallon à ma droite, Samuel Lurquin à ma gauche, un peu plus loin Jérémy (8ball Kustom Leather), devant moi Raphaël Durand, et juste à sa gauche, Thierry Savidan, plus quelques autres passionnés et collectionneurs éclairés (dont je ne connaissais pas les prénoms, mais je suis sur de les revoir lors des salons prochains). Ca a bien sur, fais tourner nos doudoux, montrés nos couteaux, plus ou moins gros, plus ou moins tactiques, des nouveaux modèles, des protos, des couteaux persos. Un régal pour les pupilles lors de cette partie « off« . Et ca a bien sur, discuté coutellerie ! Etrange non ?

Après un bon repas, nous sommes de retour au salon, et j’ai essayé de prendre quelques clichés des tables, je dis bien essayé, parce que malgré la salle magnifique, le seul bémol (dont l’organisation a été informée), était les éclairages des tables, trop violent par endroit, et inexistant par d’autres.

Mais ce n’est qu’un détail: le temps apporté par chaque artisan – il suffit d’en voir la liste, pour se rendre compte des petits trésors divers et variés (ficx-paris.com/exposants) – pour expliquer ses créations, ses inspirations, les techniques, les démonstrations (notamment la charmante fille d’Alain Valette qui m’a présenté la Machine à Voyager dans le Temps ~500heures de travail tout de même), le côté très abordable, amical, pour un salon chic, mais décontracté. Les discussions sur l’évolution de style de Gilles Victors, les impressions d’Eric Depeyre, les nouveautés de Nicolas Couderc, David Breniere, François Bignon, les formidables travaux de Charles Roulin et Nicole et Pierre Reverdy, Charles Bennica… tant que j’en oublie ont rythmé cette journée qui est passée plus vite que je l’aurai imaginé ! Découvrir ce que font les couteliers du monde, apportent un rafraichissement visuel des formes et de matières qui me parait indispensable aussi bien pour notre patrimoine que pour les passionnés et/ou acheteurs.

La diversité des couteaux présentés, probables, ou improbables dans les conceptions (voir la dague avec le manche piégé) – Même les couteliers se font plaisir à l’occasion de ces salons, en présentant des objets uniques, qui sont quelques fois des cas non utilisables, mais relève d’une technicité avancée, tel un prototype ou concept car, afin de montrer ses talents – , formes, matières, mécaniques titillait ma curiosité, et repoussait les limites de ma surprise (et certains de ma compréhension), tel un imbécile qui s’étonne de tout, ou tel un gamin dans un magasin de Lego.. et j’assume !

A peu près tout le monde pouvait se faire plaisir, les prix variaient de 400€ à plus de 10000€ selons les couteaux, de quoi largement craquer en fonction de ses envies (et surtout en fonction de ses moyens).

Pour un premier salon, le FicX peut se vanter d’avoir fait fort, en prenant en compte les quelques remarques remontées, il sera largement en concurrence avec les salons de Milan ou des US et autres salons prestigieux. Il devient par ce fait, un incontournable !

J’en ai pris pleins les rétines, je me suis couché avec le sourire, et j’ai rêvé de magnifiques objets la nuit venue. L’ambiance aussi était un régal, on vient autant pour toucher/observer des œuvres d’art dignes de la joaillerie (certains couteaux sont surmontés d’inserts de pierres précieuses, d’écaille de tortue, d’ivoire de mammouth, d’argent ciselé, d’or, gravures, scènes représentatives de scènes spécifiques..) que pour l’ambiance qui y règne…

Bravo Yves et Matthew THOMAS pour ce salon, vivement le prochain FicX ! Mais heureusement qu’un autre salon approche, aussi sur Paris. Pour les habitués, nous nous verrons donc au SICAC.


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